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Le cloud computing vulgarisé

La semaine dernière, j’ai fait un appel à tous pour que l’on puisse définir ce qu’est le cloud computing suite au manifeste dont de nombreux signataires faisaient partis (IBM, Cisco) à l’exception de gros joueurs comme Google ou Amazon.

Voici donc l’explication de Puyi qui définit clairement ce que cela comporte.

Puyi dit:

J’ai lu en diagonal le manifeste, et pour répondre à ta question Julie :

Since cloud computing is really a culmination of many technologies such as grid computing, utility computing, SOA, Web 2.0, and other technologies, a precise definition is often debated.

Les grilles de calculs sont (seront) des systèmes répartis. Lorsque tu allumes ton ordinateur, tu as un système complet à ta disposition sur lequel tu peux stocker des données, effectuer des traitements, lancer des applications. L’idée de la grille de calcul est de fournir un simple accès/interface à un système composé d’ordinateurs disposés un peu partout dans le monde. Par la suite, lorsque tu désires stocker des données, tu en fait la demande au système via ton interface, et il se débrouille pour aller les mettre quelque part (sur ton ordi, chez le voisin, en Chine, … who knows ? A:the system). De même, si tu veux exécuter un traitement sur tes données, le système va les retrouver là où il les avait stockées, trouver une machine sur laquelle il peut effectuer le traitement (posssède les ressources nécessaires, est disponible, …), exécuter ton traitement et te retourner les résultats sur ton interface. Le grand objectif de la chose est de gérer au mieux les ressources globales en termes d’espace de stockage et d’unités de traitements de tâches. J’ai travaillé sur la grille que tente de mettre en place un gros projet européen, et c’était pas encore au point, mais ca semblait relativement prometteur du point de vue technologique.

Ensuite la partie utility computing et SOA sont les aspects plus logiciels du cloud computing. Il s’agit d’architectures permettant de créer des logiciels, non pas comme des blocs monolythiques, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, mais comme une aggrégation de services, qui sont des briques logicielles déjà opérationnelles que les concepteurs n’ont qu’a imbriquer pour créer des logiciels adaptés à leurs besoins. Dans le cas présent, évidemment, les briques sont disponibles à tous sur la grille de calculs via un nombre réduit de copies, ce qui permet une meilleure utilisation des ressources du systèmes.

Comme il l’est indiqué dans le manifeste, un enjeu crucial de la chose est la sécurité du système. Alors, avant que Google et Amazon envoient leurs données sur une grille publique, M. Brodeur aura atteint les 500 blanchissages en saison régulière. D’autre part, les logiciels/traitements de données de Google et Amazon valent une fortune, alors pas question pour eux non plus de les mettre à disposition de tout le monde. Comme l’un des objectifs de Google est d’offrir un accès à ses logiciels à tous les utilisateurs via le net, accepter un tel manifeste irait à l’encontre de leur politique en la matière.

De mon point de vue, le cloud computing est un système parfait pour les adeptes de l’open source et du partage de ressources. Cependant, ce type de système est difficilement utilisable (partagé entre plusieurs entreprises) dans une économie de marché avec une forte concurrence où, le but est justement de posséder plus ou de mieux gérer ses propres ressources. D’autre part, si tout le monde se met à utiliser les mêmes briques logicielles pour travailler, il devient difficile d’obtenir un avantage concurrentiel.

Julie Lemonde dit:

Si j’essaie de “métaphoriser” la chose, et corrige moi si je me trompe, le cloud computing est en quelque sorte des systèmes s’apparentant à des “disques durs” externes répartis à travers le monde permettant à un individu de ne pas se préoccuper du flot de données à travers son propre système.

Puyi dit:

Oui pour la partie stockage d’informations, ça revient à ce que tu décris, et pour aller plus loin c’est comme s’il y avait également des “processeurs externes” (ça n’existe pas dans la vraie vie, c’est juste pour la métaphore) également répartis à travers le monde pour effectuer les traitements d’informations.

Ainsi il est possible d’avoir à sa disposition une quantité de stockage énorme, des calculateurs hyper rapides à partir d’un système pas plus gros ni évolué qu’un cellulaire.

Après, les explications de mon poste précédents sont assez vulgarisées. En théorie ça peut sembler assez simple, mais c’est loin d’être facile à implémenter et de nombreux problèmes, autres que ceux cités dans le manifeste, se posent au concepteurs de tels systèmes.

Puyi a dit

Google répond à ta question : Pourquoi n’ont-ils pas signé le manifeste. Ils veulent le faire, mais chez eux en interne pour tout contrôler.

Commentaires
  1. Cest une excellente définition technique qui a été donné. Si je peux ajouter ma vision de la chose: au niveau de l’utilisateur.

    Pour l’utilisateur final, ce sera une simplification et un accès très facile à beaucoup (ou peu) de ressources, et soit à bon prix ou même gratuitement. Le «fun» dans tout ça est le regroupement de ressources qui seront accessibles à partir de toute sorte d’appareil, ce qui veut dire accès à de la puissance sur demande, ou du stockage délocalisé, sans s’inquiéter où se trouve nos documents, ni où se trouve la version la plus récente, etc….

    Par contre, lacces en sera limite par la disponibilité à un accès internet quand même assez rapide (3G au minimum) et largement accessible. Les compagnies de cellulaires vont faire de l’argent dans le futur! mais l’Internet est tellement en retard au Canada que j’ai peur que nous n’ayons pas accès à toutes les magnifiques possibilités que le cloud computing puisse offrir.

    Le désavantage majeur est l’accès à nos donnés par n’importe qui, potentiellement. La sécurité informatique va devoir devenir beaucoup plus sophistiquée selon moi dans le proche futur. Mais aucun, aucun système n’est sur à 100%… Si un humain la inventé, un autre peut le démanteler…

    Bref, bel avenir, avec des possibilités immenses, mais aussi bien des problèmes potentiels en vue. On est juste humains! :-)

  2. Merci Frédéric pour ton commentaire!

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